Carnet de Marc Pautrel

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mardi 16 octobre 2018

Jour 289

Chaque livre à venir attend le signal qui le fera surgir.

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J'ignore comment j'ai fait, j'ai agrandi l'océan.

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La chance et le travail conjugués conduisent à des miracles.

lundi 15 octobre 2018

Jour 288

Heure par heure, pierre après pierre, tu construis un étrange château et tu l'appelles ta vie.

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Ne te préoccupe pas de tes ennemis, ce sont des personnages secondaires, des figurants ravis d'être ignorants.

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Habite sous le ciel, à même les toits, plus haut que tous les autres corps.

dimanche 14 octobre 2018

Jour 287

Parce que tu t'es élu toi-même, tu seras protégé de tout.

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Puissent tous mes livres constituer un nouveau soleil.

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Garde le temps à tes côtés, aie la patience des pierres.

samedi 13 octobre 2018

Jour 286

Peu importe les obstacles, à la fin ce sont toujours les phrases qui gagnent.

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Je déplace des planètes à mains nues, d'où ma grande lenteur et mon épuisement.

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Ne te préoccupe pas des oppositions, fais en sorte que ce qui doit fleurir fleurisse.

vendredi 12 octobre 2018

Jour 285

Chaque matin, souviens-toi que tu as vécu.

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Je vais là où personne ne va jamais, parfois je ne trouve rien, parfois je trouve tout.

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Garde ton cap, fais confiance aux courants profonds et à la mansuétude du ciel.

jeudi 11 octobre 2018

Jour 284

Il te suffit de suivre ta pente et tu trouveras ta vérité, et tu l'écriras sans obstacle.

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Sans relâche je transforme la nuit en jour, c'est la vocation d'une vie et l'occupation de chacune de mes heures.

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Tu cherches la formule secrète qui te permettra de balayer enfin ce vieux monde.

mercredi 10 octobre 2018

Jour 283

Laisse le fleuve te porter l'espace de quelques siècles.

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J'apprends à apprivoiser le futur, à connaître sa forme générale.

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Ouvre toutes les portes les unes après les autres, tu trouveras celle qui donne sur le jardin d'été.

mardi 9 octobre 2018

Jour 282

Tu ne connais pas ta chance, tu ignores dans quel paradis tu vis.

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Je ne doute pas de la réalité, mais je dois aussi faire en sorte qu'elle ne doute pas de moi.

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Bien que tu avances au cœur de la nuit, tu ne ralentis pas ta vitesse car c'est ta meilleure alliée.

lundi 8 octobre 2018

Jour 281

Examine les heures sous l'angle géométrique.

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Je suis ma pente, celle qui m'élève avec rapidité et m'attire toujours plus haut.

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Le moment venu, les mots nécessaires te choisissent et ton livre prend naturellement forme.

dimanche 7 octobre 2018

Jour 280

Si différentes et pourtant glissant toutes dans le même sens, les heures te bercent.

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Je n'ai pas peur de couler, c'est l'océan qui me porte, c'est lui qui nage en moi.

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Tu as passé la Mer Rouge, tu as traversé le désert, tu vois distinctement la Terre Promise monter sur l'horizon.

samedi 6 octobre 2018

Jour 279

Tout se mêle autour de toi, mais puisque tu sais écrire, tu sais distinguer, et donc choisir ton cap.

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J'aime les accélérations soudaines, je ne vis que pour ces augmentations imprévues de ma vitesse intime.

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Tu redessines le ciel, tu rebâtis la voûte céleste, plus petite et plus belle, et qui te surplombera partout où tu iras.

vendredi 5 octobre 2018

Jour 278

Tu fais l'Histoire en un sens, puisque tu vis des choses que personne n'avait jamais vécues aussi intensément.

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Je voyage pour apprendre à écrire et j'écris pour ressusciter les morts.

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Laisse la musique te rejoindre et ranimer tes organes un à un.

jeudi 4 octobre 2018

Jour 277

Le vieux monde penchait et tu l'as redressé.

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Je ne suis pas un être humain, je suis un écrivain, ma priorité ce n'est pas la vie, c'est l'écrit.

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Laisse-toi guider par la musique des songes.

mercredi 3 octobre 2018

Jour 276

Sans relâche tu cherches à atteindre l'étoile que tu t'es choisie, chaque heure tu t'en rapproches.

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La nuit, tu nages en eaux familières.

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Malgré tout, tu trouves ton chemin au milieu de mille chemins d'apparence égale.

mardi 2 octobre 2018

Jour 275

Comme si tu étais un dieu qui chaque année engendrait un nouveau dieu plus puissant et plus beau.

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Tu connais ta place dans le monde : partout, parce que tu bouges sans cesse.

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Il faudrait que tu consacres la moitié de chaque heure de ton existence à raconter ce que tu as vécu.

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