Carnet de Marc Pautrel

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lundi 17 décembre 2018

Jour 351

Là où il n'y avait que le froid, tu apportes la chaleur.

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Dans ton pays, les piliers du ciel sont des pins parasols.

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Tu te vois comme un charmant monstre, dans lequel on jette des mots, et qui en retour crée des phrases.

dimanche 16 décembre 2018

Jour 350

Tu arrives de très loin, mais à une vitesse telle que personne ne peut résister à tes mots.

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Très souvent, en pleine journée et en pleine rue, je danse invisiblement.

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Restant toujours constant dans le cap et l'effort.

samedi 15 décembre 2018

Jour 349

Ton sol c'est les nuages, le ciel ton paysage.

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Je crée de nouveaux mondes, j'écris comme je respire, je ne sais rien faire d'autre.

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La multitude et la complexité sont ton milieu naturel, tu t'y meus aisément.

vendredi 14 décembre 2018

Jour 348

Rester toujours en mouvement, voilà une règle d'or.

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Haut, bas, avant, arrière, tu joues avec les années comme un nuage d'étourneaux dansant sur le ciel.

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Tu fais passer le monde à travers ton labyrinthe personnel, tu le filtres.

jeudi 13 décembre 2018

Jour 347

Tu t'appliques à tenir le néant à distance, tâche aisée mais qui doit être répétée chaque jour.

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Ne regarde pas derrière toi, laisse à sa place le passé et ceux qui ne voient que lui, occupe-toi du futur, il a besoin de toi.

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Tu fais grandir les montagnes, tu les attires à toi, tu les hisses.

mercredi 12 décembre 2018

Jour 346

J'ai confiance dans l'inventivité du futur, il favorise les intrépides.

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Fais grandir ton texte, décuple ses chances de survie.

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Quand je me sens découragé, je pense à mes infatigables ennemis, ils sont ma bénédiction.

mardi 11 décembre 2018

Jour 345

J'ajoute des mots aux mots, je sais que ma montagne grandit et que le temps joue pour moi.

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Tu es un sismographe, les données que tu traces seront un jour précieuses.

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Comme chaque matin, j'attends l'avion qui me mènera au-delà des nuages, face au soleil qui ne s'éteint jamais.

lundi 10 décembre 2018

Jour 344

Tu cours à bonne vitesse, tu distanceras tes ennemis bientôt.

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Marchant au milieu de l'allée, sous une tonnelle d'arbres ensoleillés.

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Toujours la même méthode, forcer tes phrases à convertir la réalité.

dimanche 9 décembre 2018

Jour 343

Même en pleine nuit, tu continues d'écrire, tu traces les phrases à l'instinct, tu fais confiance à ta main.

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J'essaie de vivre avec plusieurs années d'avance, deux pieds dans le futur.

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Chaque fois que tu le pourras, offre une plage à l'océan.

samedi 8 décembre 2018

Jour 342

Parfois, tu tires deux fois de suite les mêmes flèches pour être certain d'atteindre ta cible.

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Tu es à la merci de la grammaire et de tes propres phrases.

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Les siècles défilent, tu les laisses passer les uns après les autres derrière toi.

vendredi 7 décembre 2018

Jour 341

Te déplaçant si souvent et si rapidement que tu acquiers le don d'ubiquité.

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Même pendant ton sommeil, tu prononces des phrases inédites, tu avances en pensée.

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Certains jours tu écris, d'autres jours tu vis, il faut faire chaque chose en son temps.

jeudi 6 décembre 2018

Jour 340

Amants, heureux amants, qui marchez au milieu du ciel.

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J'essaie toutes les clés pour me délasser, mais je sais depuis toujours laquelle ouvrira la serrure.

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Accumulant les années comme le sol accumule la terre, pour grandir.

mercredi 5 décembre 2018

Jour 339

Tu as raison de te révolter contre tes ennemis personnels.

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Ma maison peut se dresser partout en ce monde.

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Comprends sur quel sommet tu te tiens et tu écriras enfin vraiment.

mardi 4 décembre 2018

Jour 338

Ton existence ressemble à un compte à rebours, tu le remontes avec des mots.

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Quand tu écris, ne te pose pas de questions, choisis la ligne droite.

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Tu t'es organisé pour fréquenter le paradis à perpétuité.

lundi 3 décembre 2018

Jour 337

Ajoutant sans cesse des phrases aux phrases, renforçant tes point forts.

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Je colle à ma route, je cherche à trouver par quel moyen permettre au cercle du Ciel et de la Terre de me favoriser.

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Tu ne t'arrêtes pas parce que tu ne peux pas le faire, ni toi ni personne.

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