Carnet de Marc Pautrel

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 30 novembre 2017

Jour 334

Leur heure venue, les phrases qui te sont nécessaires s'écrivent naturellement.

*

Tu ne sais pas qui tu es, mais tu sais que tu es, tu en as l'absolue certitude.

*

Tiens-toi immobile exactement au centre, alors ce centre à lui seul deviendra ton moteur.

mercredi 29 novembre 2017

Jour 333

Retrouve dans tes phrases l'essence de l'existence.

*

En fleuve souverain, tu coules toujours dans la bonne direction, tu vas vers ton accomplissement.

*

Écrivant comme on offrirait des fleurs dans le vide.

mardi 28 novembre 2017

Jour 332

Tu vis au milieu d'une plaine qui ne demande qu'à être construite.

*

À chaque aube, je n'ai pas la moindre idée du nouveau lieu où je vais poser le pied.

*

Les arbres, tout autour de toi, poussent maintenant de plus en plus vite, grandissant d'heure en heure.

lundi 27 novembre 2017

Jour 331

Tous les jours tu gagnes davantage d'espace sur le monde, tu le croques lentement.

*

Cours après toi-même, c'est-à-dire après toutes les femmes qui te reflètent en elles.

*

À présent il te faut peupler ta nouvelle planète.

dimanche 26 novembre 2017

Jour 330

L'océan est un million de fois plus petit que l'avenir qui t'attend.

*

Je cherche à saisir à pleines mains le torrent électrique.

*

La moindre seconde de soleil, tu vas la capturer puis la démultiplier.

samedi 25 novembre 2017

Jour 329

Un petit toit invisible se tient au-dessus de toi partout où tu vas.

*

Chanceux écrivains, qui sur leur page assistent à la naissance des fleurs.

*

N'arrête jamais de pédaler, n'arrête jamais de marcher, de penser, de parler.

vendredi 24 novembre 2017

Jour 328

Tu ne parviens plus à parler sans sincérité, ni à écrire sans une vérité à livrer.

*

Souviens-toi que ton nom japonais est composé de trois mots : vérité, bleu foncé, éternité.

*

L'ivresse de ces buildings défiant impunément le ciel te plaît.

jeudi 23 novembre 2017

Jour 327

Ils construisent des maisons, tu construis des montagnes.

*

Chaque mois, je tente de mettre au jour de nouvelles couleurs.

*

Suis le chemin tracé entre les arbres, l'ancestral sentier qui traverse toute forêt.

mercredi 22 novembre 2017

Jour 326

Jour après jour tu construis ton embarcation, un tout petit canot, mais qui flotte et qui saura te porter loin.

*

C'est toi qu'on a chargé d'enregistrer la beauté.

*

Traversant le brouillard à très grande vitesse, imaginant la grâce des paysages qui perpétuellement t'entourent.

mardi 21 novembre 2017

Jour 325

Glissant silencieusement et rapidement sous les plus noirs nuages.

*

C'est toi le maître des horloges, le grand régulateur du temps, le seigneur des époques successives.

*

Tu crois que rien n'est en cours, alors qu'au contraire tu écris, tu lis, tu dors, tu marches, tu rêves, sans jamais t'arrêter.

lundi 20 novembre 2017

Jour 324

Aux moments les plus inattendus, le hasard te sert, il soutient ton destin.

*

La formule essentielle, tu l'as déjà inscrite dans son principe, il te reste à la développer de façon détaillée.

*

Avance dans toutes les directions à la fois, comme une toile d'araignée se déployant d'un bord à l'autre du monde.

dimanche 19 novembre 2017

Jour 323

Mille fois tu recommences le même geste, mille fois tu corriges tes phrases, jusqu'à la perfection.

*

Creusant cent sillons jusqu'à l'horizon.

*

Soumets-toi à la forme merveilleuse que prend ta vie jour après jour.

samedi 18 novembre 2017

Jour 322

Pendant que le reste du globe dort, tu continues ta course effrénée.

*

Retiens tout, capture chaque parcelle de vie, le moindre atome qui passe à ta portée.

*

Tes nouveaux textes ne s'annoncent jamais, ils ne demandent pas ta permission, ils s'imposent comme un rêve.

vendredi 17 novembre 2017

Jour 321

Tes textes s'élisent d'eux-mêmes, le langage est souverain.

*

Nageant calmement et presque lentement dans les eaux les plus agitées.

*

Tu es une caméra qui décentre tout ce qu'elle filme.

jeudi 16 novembre 2017

Jour 320

Le printemps chaque matin, c'est l'objectif, tu travailles à dessein.

*

J'attends d'avoir légèrement vieilli pour écrire à nouveau des phrases imprévisibles.

*

Tu reçois des atomes, tu les convertis en langage qui ensuite occupera des corps.

- page 2 de 97 -