Carnet de Marc Pautrel

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samedi 19 mai 2012

Jour 140

Je ne lâche pas le fil de ma vie, et chaque jour je tire un peu plus de longueur, que j'enroule sur ma pelote.

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Toutes les nuits en rêve tu te tiens au sommet de la plus belle montagne du monde.

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Je sais d'où je viens, je viens du point où je vais, je reviens de ma mort future.

vendredi 18 mai 2012

Jour 139

Écrire un roman, c'est marcher sur les mains six mois d'affilée.

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Je cherche à atteindre des lieux de mon cerveau encore inexplorés.

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L'écriture, totale inconnue pour chacun, tour à tour cruelle et douce.

jeudi 17 mai 2012

Jour 138

Laisse le sommeil éclairer ta route.

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L'ascension sera si difficile qu'ont été prévus vingt camps de base de la vallée au sommet, ces sortes d'alpinistes sont des surhommes.

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Quand la langue t'accompagne, tu es partout chez toi.

mercredi 16 mai 2012

Jour 137

Dans ma tête loge un invité épuisant.

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Tu continues de chercher ta place sous le ciel.

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Je ne fais pas la même chose que les autres, nous sommes une poignée à ne pas faire la même chose que les autres, douze ou treize tout au plus.

mardi 15 mai 2012

Jour 136

Je suis obligé de me battre contre dix tigres à la fois.

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Quand tu n'as pas pu écrire, c'est comme si on t'avait volé une journée de ta vie.

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Raconte les choses que tu as vues le plus simplement du monde, une couleur, une odeur, les rayons du soleil et quelques chants d'oiseaux.

lundi 14 mai 2012

Jour 135

Attends ton heure, regarde-là se rapprocher lentement de toi.

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Même quand on m'ôte la vue, je continue d'avancer, parce que si je m'arrête je meurs.

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Quand tu te crois perdu, tu lèves les yeux vers ton étoile polaire.

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