Carnet de Marc Pautrel

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dimanche 25 juin 2017

Jour 176

Puisse-tu vivre une vie à ta dimension.

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Éternellement soutenu par ces millions de voix qui ne t'oublient pas.

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Chaque année tu deviens davantage une légende.

samedi 24 juin 2017

Jour 175

Coule-toi dans les circonstances, et sous cette nouvelle forme poursuis tes buts éternels.

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Tu connais la grande paix des cyprès.

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La fatigue est ta protectrice, ton armure et ta conseillère.

vendredi 23 juin 2017

Jour 174

Tu es en train de retourner le monde, colossale tâche qui ne t'effraie pas, et qui même t'amuse.

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Dix romans commencés pour un seul terminé, et pourtant tu continues ta quête semaine après semaine.

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Deviens le point fixe ultime en capturant tout ce qui t'entoure, avant d'y imprimer une rotation éternelle tout autour de toi.

jeudi 22 juin 2017

Jour 173

Tu connais déjà la réponse aux cent questions que tu te poses sur toi-même et sur le sens du fleuve.

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C'est toi le soleil, le seul à pouvoir chasser la nuit, partout et pour toujours.

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Tu varies les sentiments, tu varies les pays, tu emploies chaque fois des mots différents mais chaque fois tu parles d'une même voix.

mercredi 21 juin 2017

Jour 172

Tout se passe comme si tu appartenais déjà au futur, il fait de toi ce qu'il veut.

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Je ne suis que ce que j'écris (c'est déjà quelque chose).

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La vérité se tient au sud, avec le ciel bleu, la lumière, les pins, la chaleur, la mer et sa brise favorable.

mardi 20 juin 2017

Jour 171

Les frontières de ton corps ne sont qu'apparentes.

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Demande à la nature son aide, appuie-toi sur cette vie qui n'est pas encore humaine, animaux, végétaux, minéraux.

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Sans cesse tu dois renforcer ta position, mais jamais tes ennemis ne doivent s'en apercevoir : cela s'appelle la souveraineté invisible.

lundi 19 juin 2017

Jour 170

Laisse les songes nocturnes te guider, ils savent ce que tu ne sais pas encore.

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Je suis venu ici pour peindre les fleurs : des millions de bouquets, voilà mon existence.

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Tu essaies de lire chaque minute de ta vie comme une partie du futur.

dimanche 18 juin 2017

Jour 169

La grande route qui tourne sans cesse en ce monde t'emmène au ciel une fois par heure.

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Tu découpes la réalité en tranches qu'ensuite tu décris une par une.

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Saisis toutes les étincelles de lumière que tu pourras, et ne te demande pas pourquoi.

samedi 17 juin 2017

Jour 168

Bénie soit l'électricité sacrée qui jour et nuit m'entraîne.

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Tellement d'idées gâchées, de textes qui manquent leur cible et ignorent qui ils sont, il faudrait tout refaire soi-même.

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Comme tous les autres fleuves, tu mènes à l'océan.

vendredi 16 juin 2017

Jour 167

L'hiver tu désires l'été et l'été tu désires l'hiver, miraculeux entrainement.

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Petit à petit tu construis un double de toi-même, plus grand, plus beau et plus intelligent, et qui, le moment venu, sans bruit te remplacera.

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Même en dormant j'apprends, tous mes rêves me transforment.

jeudi 15 juin 2017

Jour 166

Puissent tes phrases invariablement rappeler les morts à la vie, et protéger de la mort les vivants.

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Tu vas repeindre tous les arbres en bleu et rendre le ciel vert vif, tu vas accorder une âme aux atomes, c'est ton but.

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Recouds les choses, réunis chaque morceau séparé et répare ce vieux monde brisé.

mercredi 14 juin 2017

Jour 165

Même aveuglé, tu trouves toujours ta route.

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Pour voyager, j'ai toute confiance dans les courants et les vents.

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Tu travailles sur l'éternité, le sans-fin, l'infini, c'est-à-dire toi, et l'au-delà de toi, qui est encore toi.

mardi 13 juin 2017

Jour 164

Mille montagnes vaincues et toujours pas rassasié.

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Le temple que tu construis n'est pas de ce monde et se tient pourtant en son sein.

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Chaque année tu trouves un moyen nouveau d'augmenter ta vitesse.

lundi 12 juin 2017

Jour 163

Tu as été mille corps que tu as oubliés, tu seras mille autres corps dont tu n'as même pas idée.

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Parce que j'ai appris à lire, je décolle et j'atterris à volonté.

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Ta route s'ouvre au travers du monde à la vitesse de l'éclair.

dimanche 11 juin 2017

Jour 162

Au moins une fois par heure, ton présent est une chance unique.

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Le triomphe de la vérité prend du temps.

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Tu as séduit l'océan, mille mercis au langage.

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