Carnet de Marc Pautrel

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dimanche 26 mai 2013

Jour 146

Ne deviens pas l'esclave de la fatigue, soumets-la.

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Chaque matin je me récite une prière inédite, un nouvel escalier de mots.

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Les bons jours, tu parviens sans effort à transformer l'espace en temps, et tu vogues.

samedi 25 mai 2013

Jour 145

Dix minutes par jour tu deviens un palmier secoué par le vent printanier.

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J'ai un besoin vital de mes alliés les mots, mes fils, mes filles, mes pères, mes mères.

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Tu connais ton émotion, tu sais que le langage l'aime.

vendredi 24 mai 2013

Jour 144

Si tu sais dans quel lieu te tenir, tu reçois aussitôt le don d'écrire.

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Partout où ont vécu des humains, la littérature a lieu d'être.

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Une bibliothèque est un cimetière de ressuscités.

jeudi 23 mai 2013

Jour 143

Tu as conscience qu'en quelques secondes le monde peut t'effacer à jamais.

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Pour survivre j'ai fait comme tout le monde, j'ai appris à planer.

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Ne quitte jamais ton horizon des yeux.

mercredi 22 mai 2013

Jour 142

Tu ne suis pas ta route, c'est elle qui te précède et te guide.

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Je me demande quelle monture je chevauche qui m'entraîne dans un tel voyage.

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À présent tu passes au travers des obstacles si facilement qu'eux-mêmes ne te sent plus.

mardi 21 mai 2013

Jour 141

Tu changes la nuit en un jour second et bien plus lumineux.

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Je cours après le cœur de l'aimant, le centre de l'attraction qui soude entre eux des millions d'êtres humains.

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Regarde autant que tu peux puisque tout le monde semble te laisser faire.

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