Carnet de Marc Pautrel

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mercredi 22 novembre 2017

Jour 326

Jour après jour tu construis ton embarcation, un tout petit canot, mais qui flotte et qui saura te porter loin.

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C'est toi qu'on a chargé d'enregistrer la beauté.

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Traversant le brouillard à très grande vitesse, imaginant la grâce des paysages qui perpétuellement t'entourent.

mardi 21 novembre 2017

Jour 325

Glissant silencieusement et rapidement sous les plus noirs nuages.

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C'est toi le maître des horloges, le grand régulateur du temps, le seigneur des époques successives.

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Tu crois que rien n'est en cours, alors qu'au contraire tu écris, tu lis, tu dors, tu marches, tu rêves, sans jamais t'arrêter.

lundi 20 novembre 2017

Jour 324

Aux moments les plus inattendus, le hasard te sert, il soutient ton destin.

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La formule essentielle, tu l'as déjà inscrite dans son principe, il te reste à la développer de façon détaillée.

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Avance dans toutes les directions à la fois, comme une toile d'araignée se déployant d'un bord à l'autre du monde.

dimanche 19 novembre 2017

Jour 323

Mille fois tu recommences le même geste, mille fois tu corriges tes phrases, jusqu'à la perfection.

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Creusant cent sillons jusqu'à l'horizon.

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Soumets-toi à la forme merveilleuse que prend ta vie jour après jour.

samedi 18 novembre 2017

Jour 322

Pendant que le reste du globe dort, tu continues ta course effrénée.

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Retiens tout, capture chaque parcelle de vie, le moindre atome qui passe à ta portée.

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Tes nouveaux textes ne s'annoncent jamais, ils ne demandent pas ta permission, ils s'imposent comme un rêve.

vendredi 17 novembre 2017

Jour 321

Tes textes s'élisent d'eux-mêmes, le langage est souverain.

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Nageant calmement et presque lentement dans les eaux les plus agitées.

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Tu es une caméra qui décentre tout ce qu'elle filme.

jeudi 16 novembre 2017

Jour 320

Le printemps chaque matin, c'est l'objectif, tu travailles à dessein.

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J'attends d'avoir légèrement vieilli pour écrire à nouveau des phrases imprévisibles.

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Tu reçois des atomes, tu les convertis en langage qui ensuite occupera des corps.

mercredi 15 novembre 2017

Jour 319

Dis seulement ce qui est, tel que tu le sais, tel que tu le penses et tel que tu le vis.

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Tu composes ta propre musique grâce à ton pauvre corps, et d'autres plus tard, éventuellement, la jouent grâce à leur propre corps.

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Le jour venu, tu bondis dans ton canot rapide et tu traverses le bras de mer, sautant par-dessus les vagues les unes après les autres.

mardi 14 novembre 2017

Jour 318

Chaque atome que tu as pu déplacer te rapproche de la victoire.

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Courant dans l'escalier de pierre, le gravissant quatre à quatre jusqu'à son issue, au seuil du ciel.

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Tu es un peintre comme un autre, mais jamais aussi puissant que dans l'art du portrait.

lundi 13 novembre 2017

Jour 317

Abandonne tes points faibles et renforce tes points forts.

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À chaque fois que je joue, je perds, mais je suis un des seuls ici-bas qui sait que c'est un jeu, et donc qu'il peut gagner, car il suffit d'une fois.

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Embarquement immédiat, chaque départ te mène quelque part, c'est le propre du voyage.

dimanche 12 novembre 2017

Jour 316

C'est le texte apparu sous ta main qui décide de l'avenir pour toi.

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Tu es emporté par ton propre torrent, tu ne peux rien faire pour t'y opposer.

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Les phrases n'ont pas à être corrigées, elles doivent être trouvées, et que les inexactes cèdent la place à celles qui sont justes.

samedi 11 novembre 2017

Jour 315

Quelle étrange vie d'être chaque jour enchaîné aux phrases.

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Quand tu te trouves pris dans la série négative, il n'y a rien à faire, qu'à te tenir aux points fixes et attendre l'éclaircie.

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Essaie méthodiquement et inlassablement de te figurer à nouveau l'été.

vendredi 10 novembre 2017

Jour 314

Trouve le sens de ce que tu as déjà écrit et tu parachèveras ton récit.

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Le but est de métamorphoser ton passé pour forger un futur radieux.

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Croise en plein ciel le plus grand nombre possible de droites, démultiplie les points.

jeudi 9 novembre 2017

Jour 313

Le moment venu, les choses apparaissent d'elles-mêmes, les phrases nécessaires se dressent au cœur du texte.

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Mets à profit jour et nuit le don de la grande santé.

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Le soleil couchant se métamorphosant éternellement en soleil levant, plus jamais d'obscurité, plus jamais de néant.

mercredi 8 novembre 2017

Jour 312

Les bons jours, tu habites une maison lumineuse, un lieu dont l'éclat dépasse celui du soleil.

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Que tout fasse bloc, et que la plus petite particule positive convertisse l'immensité négative.

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Ceux qui lisent sans comprendre, qui ne ressentent plus rien, abrutis de sociologie, parfois des types brillants, mais qui sont égarés.

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