Carnet de Marc Pautrel

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mardi 25 avril 2017

Jour 115

Le moment venu, le soleil te montre la voie, sa lumière dévoile tous les mystères d'un coup.

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Quand il le faut, fais-toi exponentiel, recouvre-toi de mots.

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Le ciel touche l'horizon, l'horizon touche la mer, la mer touche la plage, tout est lié et se tient comme un récit réussi.

lundi 24 avril 2017

Jour 114

C'est un très long chemin, tu viens seulement de t'y engager, mais déjà tous les dieux t'applaudissent.

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Sans répit tu lâches tes flèches, et toujours dans la même direction.

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Glissant dans le chaos alentour comme un poisson dans l'eau.

dimanche 23 avril 2017

Jour 113

Quel étrange homme j'ai pu être jadis, je n'en reviens même pas.

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Concentre ton regard sur un seul point du temps, puis décris tout l'espace qui, pour toi, lui a correspondu.

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J'ai trouvé mon ponton, mon havre et ma terre ferme.

samedi 22 avril 2017

Jour 112

Mon vrai projet, c'est d'augmenter le ciel.

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Tu ne sais pas ce que le monde futur te réserve, mais tu sais ce que tu lui prépares.

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Toi-même : la plus étonnante, et imprévisible, et mystérieuse, et aveuglante personne que tu aies jamais rencontrée.

vendredi 21 avril 2017

Jour 111

Écrire paraît un jeu, mais c'est un jeu très sérieux dans lequel on progresse chaque minute.

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J'ai déjà le premier point, il me suffit d'un second et je tracerai ma droite.

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Il te reste trois millions de secondes pour résoudre l'équation, pour convertir toutes choses en mots.

jeudi 20 avril 2017

Jour 110

Un jour, tu accompagneras enfin le ciel et la terre.

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Si tu sais vivre pleinement, tu deviens l'égal des dieux.

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Tes prophéties une à une se réaliseront, c'est le but de tout roman écrit.

mercredi 19 avril 2017

Jour 109

Le futur t'a élu, tu ne peux rien contre ça, à la fois fils et père des livres.

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La plupart du temps, que des inconvénients à vivre une existence mythique.

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C'est toi qui te charge de tracer les diagonales du paysage, de mettre un peu d'ordre dans le chaos local.

mardi 18 avril 2017

Jour 108

Les fleuves n'arrêtent jamais de couler, comme ton cœur de battre et penser.

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Tu leur as donné la clé, mais combien ont ouvert la porte ?

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Fais comme si les barrières, les obstacles, tous les interdits du vieux monde physique, ne pouvaient pas te stopper, et ce sera le cas.

lundi 17 avril 2017

Jour 107

Attache-toi à opérer du dedans, à écrire un texte qui puisse être enfin vécu.

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Sans cesse tu te laisses disparaître, et pourtant sans cesse tu réapparais.

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Cherchant tous les moyens de t'échapper, par terre, par mer, par air.

dimanche 16 avril 2017

Jour 106

Suis ta route où qu'elle aille, surtout ne la quitte jamais.

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L'existence t'envoie de nouveaux livres à écrire chaque année, chaque mois, chaque heure, ouragan éreintant.

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Si tu les rends contagieuses, n'importe quelles phrases deviendront explosives quelque soit leur sujet.

samedi 15 avril 2017

Jour 105

Ne cherche pas à donner un sens aux événements obscurs, attaque les heures une à une et approfondis les livres.

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Retournant le futur sur lui-même comme une clé qu'on pivote.

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Depuis le temps, tu t'es habitué aux routes abruptes.

vendredi 14 avril 2017

Jour 104

Aussitôt que tu écris avec nécessité, c'est comme si tu parlais par le cœur, et tu deviens juste.

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Tu essaies de faire au mieux, tu tentes de t'apprendre, tu tentes de comprendre le sens du fleuve.

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Cherchant sans répit ce qui sera l'été absolu.

jeudi 13 avril 2017

Jour 103

Il faudrait que tu coures encore plus vite, mais tu fais le maximum actuellement.

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Élève-toi par paliers, une seule montagne à la fois.

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Du plus sourd et du plus obscur, tu sais tirer une dentelle.

mercredi 12 avril 2017

Jour 102

Tout ce que tu as écrit, tu peux l'oublier, tes lecteurs s'en souviendront pour toi.

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Cherchant par tout moyen à rester perché sur le point le plus haut du globe.

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Chaque matin, suis le rythme de tes battements de cœur, ils tracent ta voie.

mardi 11 avril 2017

Jour 101

Ton futur ne s'annonce jamais, ton livre à venir non plus, invisible jusqu'à son dévoilement.

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Je demande seulement à mon cerveau de secréter la bonne drogue : lecture ou écriture, peu importera.

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Tu perces la nuit à une si grande vitesse qu'elle se transforme en jour.

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