Carnet de Marc Pautrel

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jeudi 19 juillet 2018

Jour 200

Pendant ton éveil comme pendant ton sommeil, jour et nuit tu construis.

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Je me suis entraîné à ne garder pour toutes choses que les bons souvenirs.

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La taille de ton être est si vaste qu'on ne peut pas la mesurer, et tu en restes subjugué.

mercredi 18 juillet 2018

Jour 199

Chaque heure je plante un nouvel arbre.

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Porte le monde à ébullition, tes phrases en sont capables.

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J'essaie d'atteindre la surface pour respirer enfin en plein soleil.

mardi 17 juillet 2018

Jour 198

Tu es comme un avion qui ne sait pas atterrir, et doit conserver une vitesse élevée pour continuer à voler.

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Je m'occupe de tordre le futur, c'est un travail de Titan, mais malgré tout à la portée d'un homme déterminé.

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Ce sont les peintres qui très probablement ont inventé la France, du moins ont su prouver son existence.

lundi 16 juillet 2018

Jour 197

Tu suis ta vie, tu tiens ton rôle et tu laisses les phrases décider du reste.

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Le monde a besoin que tu l'agrandisses, c'est lui qui te le demande.

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Tu as mérité ton futur, mais ça ne suffira peut-être pas.

dimanche 15 juillet 2018

Jour 196

À quoi occupez-vous vos journées ? à sculpter des montagnes, de plus en plus élevées, de plus en plus nombreuses.

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Je me cale sur la course des planètes, je suis leur révolution, j'adopte leur vitesse.

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Une intense lumière suffit à graver la vérité.

samedi 14 juillet 2018

Jour 195

Écrire c'est très simple, soit tu meurs, soit tu vis, ton silence est la mort et tes mots sont la vie.

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Comme toujours, tu appuies ton présent sur le futur souhaitable.

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Minuscule voilier d'enfant sur un océan vaste comme l'Univers entier, et aucune peur car tu es la chose la plus précieuse que cet océan ait jamais porté à sa surface.

vendredi 13 juillet 2018

Jour 194

Tu croyais que le monde avait prise sur toi, alors que c'est toi qui a prise sur le monde.

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Mille choses étranges se dressent chaque jour devant moi et je n'en suis pas surpris ni incommodé, mais au contraire très enthousiasmé.

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Tu laisses les autres écrire ce qu'ils veulent sur toi, mais avec des phrases qui te sont personnelles, privilège stendhalien.

jeudi 12 juillet 2018

Jour 193

Fonds sur le malaise comme un aigle sur sa proie et emporte-le au ciel.

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Plus on aime plus on vit, c'est l'évidence et pourtant personne ne veut le croire.

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Comme chaque année, je laisse l'été me dicter ses mots.

mercredi 11 juillet 2018

Jour 192

Et bien sûr, comme le futur, je suis inexorable.

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Occupe-toi de colorer le ciel, de lui rendre son bleu et d'y ajouter du rouge et du blanc.

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Je suis pris, comme tous ceux qui m'ont parlé au moins une fois, dans quelque chose de plus grand que moi, mais qui est encore moi, et qui le restera.

mardi 10 juillet 2018

Jour 191

Les phrases te sont favorables pour toujours, c'est injuste et parfois inhumain, mais tu n'y peux rien.

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Heureux celui qui trouve la personne qu'il fait rire sans limite ni repos.

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Ne lâche jamais le point de l'horizon le plus éblouissant.

lundi 9 juillet 2018

Jour 190

Tu reviens de mille lieux perdus et toujours tu retrouves ta place.

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Je fais tout ce que je peux, je me consacre entièrement aux phrases, et ce qui doit arriver ensuite arrive.

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Laisse l'océan te faire signe, t'indiquer la direction à suivre.

dimanche 8 juillet 2018

Jour 189

Puisses-tu chaque jour te demander à nouveau qui tu es, rester curieux de toi.

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Te voilà un colosse mesurant vingt mètres de haut, et dont on aperçoit la silhouette sur l'horizon à des kilomètres à la ronde.

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Souviens-toi, tu es immobile et c'est le monde qui défile devant toi, t'offrant à intervalle régulier de magnifiques présents.

samedi 7 juillet 2018

Jour 188

Tes phrases produiront un jour une énergie insoupçonnée.

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Les mégalopoles te soutiennent, tu respires profondément grâce à elles.

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Les heures de ton existence s'accomplissent inéluctablement dans leur perfection, tel un tapis qu'on déroule sur le sol.

vendredi 6 juillet 2018

Jour 187

Tu cherches une nouvelle lumière qui soit aussi une nouvelle couleur.

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Je suis comme le squelette prisonnier d'un vieux mur et que l'écoulement du temps va bientôt libérer.

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À l'aube de ton existence, tu avais déjà clairement vu ce que tu dois à présent clairement dire.

jeudi 5 juillet 2018

Jour 186

Reste constamment agrippé à la claire vision qui habite en toi.

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Je ne prends pas peur et je ne m'épuise pas, je suis un auteur qui écrit lentement.

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Retourne le ciel, fais de ta faiblesse ta force.

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